Comprendre les troubles de l'érection en France
Idées reçues, croyances et connaissances : ce que les hommes savent et pensent savoir.
Beaucoup de croyances, peu de connaissances
Les troubles de l'érection comptent parmi les troubles les plus fréquents de la santé masculine, mais ils restent mal connus des Français. Cette enquête nationale menée par Appinio pour Kano.care auprès de 1 000 hommes met en lumière quatre idées reçues tenaces : leur fréquence est sous-estimée, leur lien avec la santé cardiovasculaire est ignoré, leur traitabilité est mise en doute et le fonctionnement des traitements est mal compris. Un facteur change tout : le contact avec un médecin.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000
« Cette étude révèle à quel point les idées reçues persistent autour des troubles de l'érection. Beaucoup d'hommes ignorent qu'ils sont fréquents, qu'ils se soignent dans la grande majorité des cas, et se trompent encore sur le fonctionnement des traitements. »
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
« Le plus préoccupant : 41% ne savent pas si un trouble de l'érection est traitable. Il l'est pourtant presque toujours. De plus, seul un homme sur quatre sait qu'il peut être le signe d'une maladie cardiovasculaire sous-jacente. C'est souvent le premier signal que le corps envoie, bien avant l'accident. »
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
« Ce que montre aussi cette étude, c'est que les hommes qui ont consulté sont nettement mieux informés. Informer et déstigmatiser, c'est déjà soigner : c'est lever l'un des premiers freins au recours aux soins et permettre un dépistage plus précoce. »
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
La majorité des hommes sous-estiment la fréquence des troubles de l'érection
Interrogés sur la part d'hommes adultes concernés par un trouble de l'érection au cours de leur vie, 52% des répondants situent la réponse sous la barre des 30%. Or, dans cette même étude, 38% des hommes déclarent avoir déjà connu un trouble de l'érection. Chaque homme touché se croit ainsi plus seul, et plus « anormal », qu'il ne l'est réellement. Un décalage qui nourrit directement le silence.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000
Les hommes voient surtout une cause mentale ou liée à l'âge
L'âge et le vieillissement (47%) et le stress (43%) dominent très largement les causes citées. La cause vasculaire ou médicale, pourtant centrale sur le plan clinique, n'est mentionnée que par 19% des hommes — soit moins que l'alcool, la fatigue ou le tabac. Attribuer le trouble à une fatalité de l'âge ou à un simple état psychologique conduit à attendre plutôt qu'à consulter.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000. Réponses à choix multiples.
Seul 1 homme sur 4 reconnaît que les troubles de l'érection peuvent être liés au cœur
Un trouble de l'érection est souvent l'un des premiers signes d'une maladie cardiovasculaire, parfois plusieurs années avant l'accident. Or seul un homme sur quatre (25%) sait qu'il peut exister un lien entre les deux, et le diabète ferme la marche avec 20%. Les associations les plus importantes médicalement sont précisément les moins connues : la dépression (38%) et le cancer de la prostate (37%) arrivent devant.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000. Réponses à choix multiples.
Seul 1 homme sur 5 pense que les troubles de l'érection se soignent assez facilement
Alors que les troubles de l'érection se traitent dans la grande majorité des cas, seuls 21% des hommes les jugent faciles à traiter. Surtout, 41% déclarent ne pas savoir s'ils sont traitables : c'est la réponse la plus fréquente, loin devant toutes les autres. Cette incertitude, plus encore que le pessimisme, est ce qui retarde le recours aux soins.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000. Les sous-totaux sont calculés sur les valeurs non arrondies : leur somme peut différer d'un point du détail arrondi ci-dessus.
« Pour la grande majorité des hommes, un trouble de l'érection n'a rien d'une fatalité : des solutions éprouvées existent. Déstigmatiser la santé intime masculine et faire connaître ces solutions lèverait une grande partie des freins au recours aux soins. »
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
Le fonctionnement des médicaments de l'érection reste mal compris
36% des hommes croient, à tort, que les médicaments de l'érection (type Viagra ou Cialis) déclenchent une érection automatiquement après la prise. C'est l'affirmation la plus sélectionnée de toutes, devant les deux propositions médicalement exactes : améliorer la circulation sanguine (33%) et ne fonctionner qu'en présence d'une excitation sexuelle (21%). Ces malentendus peuvent générer déception et abandon du traitement, faute d'attentes réalistes.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000. Réponses à choix multiples.
Les hommes qui ont consulté doutent bien moins des solutions : 11% contre 42%
Face à ces méconnaissances, l'étude identifie un facteur qui change tout : le contact médical. L'incertitude s'effondre après une consultation. Parmi les hommes concernés qui n'ont jamais consulté, 42% ne savent pas si leur trouble se soigne ; ils ne sont plus que 11% parmi ceux qui ont consulté. Le même écart se retrouve sur la compréhension des traitements : 37% de ceux qui ont consulté savent qu'une excitation sexuelle reste nécessaire pour que les IPDE-5 agissent, contre 24% de ceux qui n'ont pas consulté.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000. Sans troubles : 621 · Troubles, jamais consulté : 220 · Troubles, consulté : 159.
Hommes déclarant des troubles de l'érection | n = 379
« Ces idées reçues sont avant tout le produit du tabou qui entoure encore la santé sexuelle masculine. C'est précisément pour cela que le rôle du médecin est si important, surtout sur les sujets intimes : il apporte des faits et de l'objectivité là où le manque de dialogue a laissé s'installer tout un ensemble de malentendus et de fausses attentes. Plus un homme ose en parler tôt, plus on peut agir tôt. »
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
Résultats détaillés, graphiques et méthodologie complète.
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Enquête quantitative en ligne réalisée du 20/03/2026 au 25/03/2026 par l'institut d'études Appinio pour Kano.care auprès de 1 000 hommes âgés de 18 ans et plus résidant en France. Représentativité nationale de l'échantillon assurée par la méthode des quotas (âge, région et catégorie socioprofessionnelle).

