
Vous cherchez des informations sur le Xiapex pour traiter une courbure de la verge, et c'est légitime. Ce médicament a longtemps été le seul traitement par injection autorisé pour la maladie de La Peyronie. Mais il y a une information capitale que peu de sites mentionnent : le Xiapex n'est plus commercialisé en Europe depuis 2020. Voici ce qu'il faut vraiment savoir, et surtout quelles solutions existent aujourd'hui.
Les points clés
- Le Xiapex est une collagénase, une enzyme injectée pour dissoudre la plaque de la maladie de La Peyronie.
- Point essentiel : ce médicament a été retiré du marché européen en mars 2020, pour des raisons commerciales, pas de sécurité.
- Il n'est donc plus disponible ni prescrit en France en 2026.
- Il ciblait les hommes avec une plaque palpable et une courbure du pénis d'au moins 30°.
- Son protocole était lourd : plusieurs cycles d'injections, modelage pénien, et un risque rare mais sérieux de fracture.
- D'autres prises en charge existent aujourd'hui. Une évaluation médicale est la première étape pour connaître vos options.
Qu'est-ce que le Xiapex (collagénase) ?
Avant tout, un mot sur ce qu'est réellement ce traitement, car son nom circule encore beaucoup dans les recherches.
Comprendre la maladie de La Peyronie
La maladie de La Peyronie est une affection fréquente, qui touche environ 3 à 9 % des hommes, surtout après 50 ans. Elle correspond à la formation d'une plaque de tissu fibreux, une sorte de cicatrice rigide, sur l'albuginée, l'enveloppe des corps caverneux du pénis.
Cette plaque, faite de collagène dense, perd toute élasticité. Résultat : à l'érection, le pénis se courbe du côté de la plaque. Cette courbure peut être douloureuse, gêner les rapports, voire les rendre impossibles. Selon les informations de l'Association Française d'Urologie sur la maladie de La Peyronie, c'est une pathologie bénigne, mais dont le retentissement physique et psychologique est réel. Rappelons-le, ce n'est ni une fatalité ni une atteinte à votre virilité. C'est un trouble médical qui se prend en charge.
Le mécanisme d'action du traitement
Le Xiapex contenait une substance active au nom un peu barbare : la collagénase de Clostridium histolyticum. Derrière ce terme se cache une enzyme, produite par une bactérie, capable de « digérer » le collagène.
Le principe était logique. Puisque la plaque de La Peyronie est faite de collagène, injecter cette enzyme directement dedans permettait de casser les fibres, d'assouplir la plaque, et ainsi de réduire la courbure. Selon la fiche produit de l'Agence européenne des médicaments (EMA), les collagénases contenues dans le Xiapex agissaient en dégradant et désorganisant la plaque fibreuse. Sur le papier, un mécanisme élégant. En pratique, un protocole exigeant, on va le voir.
Une information capitale : le retrait du Xiapex en Europe
Voici le point que vous devez absolument connaître avant d'aller plus loin. Beaucoup d'articles en ligne parlent encore du Xiapex comme d'un traitement disponible. Ce n'est plus le cas.
L'Agence européenne des médicaments confirme que l'autorisation de mise sur le marché du Xiapex a été retirée dans l'Union européenne, avec effet au 1er mars 2020. Ce retrait a été demandé par le laboratoire qui le commercialisait, pour des raisons commerciales.
Insistons sur ce point, car il rassure : ce n'est pas un problème de sécurité ni d'efficacité qui a motivé ce retrait. Le médicament fonctionnait. C'est une décision purement économique du fabricant. Ce statut se vérifie d'ailleurs sur la Base de données publique des médicaments de l'ANSM. Mais le résultat est le même pour vous : en France en 2026, le Xiapex n'est plus commercialisé, plus prescrit, et vous ne pourrez pas l'obtenir légalement. Méfiez-vous d'ailleurs de tout site qui prétendrait vous en vendre. Le marché gris, sur un produit injectable retiré, expose à des dangers réels.
Comment fonctionnait le protocole de traitement par Xiapex ?
Comprendre l'ancien protocole reste utile, car il éclaire ce qu'implique un traitement de la courbure par injection, et pourquoi l'encadrement médical est non négociable.
Les critères d'éligibilité
Le Xiapex ne s'adressait pas à tous les hommes concernés par la maladie de La Peyronie. Les critères étaient stricts.
Le traitement visait les hommes adultes présentant deux conditions : une plaque palpable à travers la peau, et une courbure du pénis d'au moins 30° en début de traitement. La maladie devait aussi être en phase stabilisée. Ces critères, définis par les autorités de santé, montraient déjà que ce traitement relevait d'une évaluation médicale précise, jamais d'une auto-décision.
Le déroulement des cycles et le modelage
Le protocole était lourd et rigoureux. Il reposait sur plusieurs cycles d'injections, chaque cycle comportant deux injections de collagénase dans la plaque, espacées de quelques jours, réalisées par un médecin formé.
À ces injections s'ajoutait une étape clé : le modelage pénien. Le médecin, puis le patient à domicile, devait réaliser des exercices d'étirement et de redressement de la verge pour aider à casser la plaque assouplie. Ces exercices suivaient des consignes précises sur leur fréquence et leur durée. Et une règle importante encadrait le tout : une abstinence sexuelle de plusieurs semaines après chaque cycle, le temps que les tissus cicatrisent. Tout cela sous supervision médicale stricte, jamais en autonomie.
Quels étaient les effets indésirables et les risques ?
Ce traitement n'était pas anodin, et c'est une raison de plus pour laquelle il exigeait un cadre médical spécialisé.
Les effets secondaires courants
La grande majorité des hommes traités présentaient des effets locaux, au site d'injection. Les plus fréquents étaient des ecchymoses (des bleus), un hématome, un gonflement, et une douleur pénienne. Ces effets, bien que gênants, étaient généralement transitoires et attendus.
Ils s'expliquaient logiquement : on injectait une enzyme active dans une zone fragile, suivie d'exercices de modelage. Un inconfort était la norme, pas l'exception.
La complication grave : la fracture du pénis
« Le risque à connaître La complication la plus sérieuse du traitement par collagénase était la rupture des corps caverneux, autrement dit une fracture du pénis. Rare mais grave, elle pouvait survenir lors du modelage ou d'un rapport trop précoce. Elle se manifestait par un craquement, une douleur vive et un gonflement, et constituait une urgence chirurgicale. »
C'est précisément ce risque qui justifiait l'abstinence sexuelle post-injection et l'encadrement par un urologue expérimenté. Un traitement de ce type ne s'improvisait jamais. Il illustre pourquoi, face à la maladie de La Peyronie, l'automédication et le marché gris sont à proscrire absolument.
Prix, remboursement et disponibilité en France en 2026
Abordons la question financière, souvent posée, même si la réponse a changé.
Quand il était commercialisé, le Xiapex représentait un coût élevé. Le flacon se situait autour de 800 €, et le protocole complet pouvait nécessiter plusieurs injections, faisant grimper la facture. Ce traitement de la courbure n'était pas non plus pris en charge par la Sécurité sociale dans l'indication de la maladie de La Peyronie, ce qui laissait un reste à charge important.
Mais rappelons l'essentiel : depuis son retrait en 2020, la question du prix et du remboursement du Xiapex ne se pose plus en France, puisque le médicament n'est tout simplement plus disponible. Si vous cherchiez une estimation de coût, c'est vers les alternatives actuelles, discutées avec un urologue, qu'il faut désormais vous tourner.
Que faire aujourd'hui ? L'approche Kano.care
Le Xiapex n'est plus disponible, mais la maladie de La Peyronie, elle, se traite toujours. D'autres options existent, et la première étape est toujours la même : une évaluation médicale sérieuse.
Les alternatives et l'importance d'un avis spécialisé
Aujourd'hui, la prise en charge de la maladie de La Peyronie repose sur plusieurs approches, choisies selon la phase de la maladie et la sévérité de la courbure. En phase active, la traction-thérapie peut aider à limiter la déformation. Des injections intra-plaque d'autres substances sont parfois proposées. Et dans les cas sévères et stabilisés, la chirurgie corrige la courbure.
Chacune de ces options relève d'un suivi urologique spécialisé. C'est pourquoi, avant d'envisager quoi que ce soit, une évaluation complète de votre santé sexuelle est essentielle. Elle permet de confirmer le diagnostic, d'évaluer la courbure et son retentissement, et de vous orienter vers la bonne solution. Quand la courbure s'accompagne de troubles de l'érection, notre expertise en dysfonction érectile prend aussi tout son sens.
Démarrer votre questionnaire médical en toute discrétion
Parler d'une courbure du pénis n'est jamais facile. La gêne, la salle d'attente, le face-à-face : autant de freins que Kano.care a voulu lever. Notre clinique digitale vous propose une première évaluation médicale 100 % en ligne, discrète et sécurisée.
Vous remplissez un questionnaire de santé sécurisé depuis votre smartphone. Un médecin agréé évalue votre situation sous 24 à 48 heures. Pour une maladie de La Peyronie, il vous orientera vers la prise en charge spécialisée adaptée, car cette pathologie nécessite un suivi urologique dédié. L'objectif n'est pas de vous promettre une guérison miracle, mais de vous aider à poser un premier diagnostic et à connaître vos options, pour des résultats durables.
Vos données médicales sont hébergées chez un Hébergeur de Données de Santé (HDS) certifié, la plateforme est certifiée LegitScript, et plus de 5 000 hommes ont déjà été accompagnés en France par des médecins agréés, avec une note moyenne de 4,8/5 sur Avis Vérifiés. Vous n'êtes pas seul face à ce trouble, et il existe toujours un chemin vers une amélioration.
FAQ
C'était un médicament à base de collagénase, une enzyme injectée directement dans la plaque de la maladie de La Peyronie pour la dissoudre et réduire la courbure du pénis. Il a été retiré du marché européen en mars 2020 et n'est plus disponible.
Non. Son autorisation de mise sur le marché a été retirée dans toute l'Union européenne en 2020, à la demande du fabricant et pour des raisons commerciales. Il n'est donc plus commercialisé ni prescrit en France.
Il permettait de réduire la courbure et la douleur chez une partie des patients éligibles, sans garantie de résultat complet. Son retrait n'est pas lié à un défaut d'efficacité, mais à une décision commerciale du laboratoire.
Les plus courants étaient des ecchymoses, un hématome, un gonflement et une douleur au point d'injection. La complication grave, plus rare, était la fracture du pénis, une urgence chirurgicale. Ce risque imposait un encadrement médical strict.
Selon votre cas, la traction-thérapie, d'autres injections intra-plaque ou la chirurgie peuvent être proposées par un urologue. Une évaluation médicale, réalisable en ligne pour un premier avis, permet de déterminer l'option la plus adaptée à votre situation.
Dr Sam Ward
Urologue et andrologue, dirige le service d'urologie à la Clinique Saint-Jean de Bruxelles depuis octobre 2024. Membre du Comité exécutif de la Chaire UNESCO Santé sexuelle & Droits humains, membre du Bureau de la Société Francophone de Médecine Sexuelle (SFMS), cofondateur de Kano.care, spécialisé en santé masculine et médecine sexuelle.






