Vivre avec un trouble de l'érection en France
Prévalence, impact et barrières à la consultation : ce que vivent et cachent les hommes en France.
Résultats clés
Plus d'un homme adulte sur trois déclare avoir eu des troubles érectiles
38% des hommes adultes en France déclarent avoir eu des troubles érectiles. Ce chiffre, souvent sous-estimé, confirme les données épidémiologiques internationales. La prévalence augmente avec l'âge, passant de 31% chez les 18-24 ans à 46% chez les 65 ans et plus, mais n'épargne aucune génération.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000
L'impact dépasse la chambre à coucher
54% de l'ensemble des hommes interrogés, pas uniquement ceux ayant des troubles diagnostiqués, ont déjà évité ou appréhendé un rapport sexuel par peur de ne pas avoir une érection suffisante. Ce chiffre monte à 82% chez les hommes déclarant des troubles érectiles, contre 37% chez ceux qui n'en déclarent pas.
Parmi les hommes concernés (n=379), 92% rapportent un impact sur leur confiance en soi et 80% sur leur relation de couple.
Hommes déclarant des troubles érectiles | n = 379
58% des hommes concernés n'ont jamais consulté de médecin
Les millennials et la Gen Z consultent nettement plus : 62% des 18-24 ans ont consulté, contre environ 40% pour les tranches d'âge supérieures. Un signal encourageant.
Hommes déclarant des troubles érectiles | n = 379
Les plus jeunes adoptent aussi des modes de consultation plus variés : 28% des moins de 40 ans consultent à distance (téléphone, visio ou messagerie), contre seulement 3% des plus de 40 ans.
Hommes ayant consulté un médecin | n = 159
La gêne et les idées reçues, premières barrières à la consultation
Parmi les hommes concernés n'ayant jamais consulté (n=220), les freins sont avant tout psychologiques, pas logistiques.
Hommes n'ayant pas consulté | n = 220. Plusieurs réponses possibles.
Parmi ceux qui consultent, 43% attendent plus de 6 mois
Le délai moyen estimé entre les premiers symptômes et la première consultation est de 10 mois. 1 homme sur 5 attend plus d'un an.
Hommes ayant consulté un médecin | n = 159
1 homme sur 4 cache un problème de santé sexuelle à son médecin
25% de l'ensemble des hommes interrogés admettent avoir déjà caché, minimisé ou omis un problème de santé sexuelle auprès de leur médecin. Ce chiffre monte à 46% chez les hommes ayant des troubles érectiles, précisément ceux pour qui le dépistage cardiovasculaire serait le plus important.
Tous les hommes interrogés | n = 1 000
87% des patients doivent aborder le sujet eux-mêmes
Et ce malgré les barrières psychologiques qui freinent la consultation. Dans 87% des cas où une consultation a eu lieu, c'est le patient qui a abordé le sujet des troubles érectiles en premier, pas le médecin.
Hommes ayant consulté un médecin | n = 159
Résumé : Trois constats, une urgence
Cette étude confirme ce que nous observons au quotidien dans notre pratique : les hommes souffrent en silence. Pas parce que les solutions n'existent pas, mais parce que le premier pas reste trop difficile à franchir. 44% des hommes concernés ne consultent pas par gêne. C'est un chiffre qui devrait interpeller.
La dysfonction érectile n'est pas un problème de confort. C'est souvent le premier signal que le corps envoie avant un événement cardiovasculaire majeur. Quand un patient cache ses symptômes, et c'est le cas de près d'un homme sur deux, nous perdons une fenêtre de dépistage précoce.
Il est temps de changer d'approche : intégrer la santé sexuelle aux examens de routine et ouvrir le dialogue avec les patients, plutôt que d'attendre qu'ils aient le courage de faire le premier pas.
Dr Sam Ward, Urologue et Directeur Médical Kano.care
12 pages : résultats détaillés, graphiques et méthodologie complète.
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Étude quantitative réalisée par Appinio pour Kano.care en 2026 auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 hommes adultes résidant en France, âgés de 18 à 99 ans. Quotas appliqués sur l'âge, la région et la catégorie socioprofessionnelle. Recueil en ligne. Marge d'erreur : ±3,1% pour l'échantillon total.

