
40 ans, 50 ans, 60 ans : à partir de quand faut-il parler d'andropause ? La question revient souvent, en particulier quand le désir baisse ou que les érections deviennent moins fiables. La réponse est rassurante : il n'existe pas d'âge fixe, et beaucoup d'hommes ne connaîtront jamais de véritable déficit en testostérone. Voici ce qui change avec les années, ce qui doit alerter selon votre âge et comment réagir. Ce contenu a été rédigé et validé par l'équipe médicale de Kano.care.
Les points clés
- L'andropause, ou déficit androgénique lié à l'âge (DALA), désigne une baisse de testostérone accompagnée de symptômes. Les médecins parlent aussi d'hypogonadisme masculin lié à l'âge.
- La testostérone baisse lentement, de l'ordre de 1 à 2 % par an à partir de 40 ans. Cette baisse est normale et ne suffit pas à parler d'andropause.
- Les signes apparaissent le plus souvent après 50 ans. La proportion d'hommes concernés augmente avec l'âge, mais reste minoritaire.
- Des symptômes dès 40 ans doivent faire chercher une autre cause : surpoids, diabète, sommeil, médicaments.
- Le diagnostic repose sur des symptômes et des prises de sang du matin répétées.
Qu'est-ce que l'andropause, et est-ce la ménopause masculine ?
Le mot « andropause » est trompeur. Les médecins parlent plutôt de déficit en testostérone ou de déficit androgénique lié à l'âge (DALA), comme le rappelle le référentiel du Collège d'urologie de l'AFU.
Contrairement aux femmes, vous ne subissez pas d'arrêt brutal. La ménopause survient vers 50 ans chez toutes les femmes et met fin à la fertilité. Chez l'homme, la baisse de testostérone est lente, partielle et non systématique. La production de spermatozoïdes diminue, mais un homme peut rester fertile tard dans sa vie.
On ne parle donc d'andropause que si deux conditions sont réunies : des symptômes durables et un taux de testostérone bas, confirmé par une prise de sang.
À quel âge l'andropause commence-t-elle vraiment ?
Entre 40 et 50 ans : une baisse lente, rarement des symptômes
La testostérone atteint son maximum vers 20 à 30 ans. Elle commence ensuite à baisser doucement. Dans la Massachusetts Male Aging Study, cette baisse était de l'ordre de 1 à 2 % par an chez les hommes de 40 à 70 ans.
À 40 ans, la plupart des hommes gardent donc un taux tout à fait normal. Une fatigue ou un désir en baisse à cet âge s'explique plus souvent par le stress, le manque de sommeil ou le surpoids. Notre page sur l'évolution du désir de 20 à 60 ans détaille ce qui change, décennie après décennie.
Des symptômes dès 40 ans : chercher une autre cause
Un vrai déficit en testostérone à 40 ans n'est pas une « andropause précoce ». Il a souvent une cause identifiable :
- un surpoids abdominal ou un diabète de type 2 ;
- une apnée du sommeil ;
- certains médicaments, comme les opioïdes ou les corticoïdes au long cours ;
- la prise passée de stéroïdes anabolisants ;
- plus rarement, une maladie des testicules ou de l'hypophyse.
Dans l'étude européenne EMAS, le surpoids et les maladies chroniques étaient associés à un taux plus bas, indépendamment de l'âge. Autrement dit, votre mode de vie compte autant que votre date de naissance.
Après 50 et 60 ans : une proportion qui augmente
C'est après 50 ans que les symptômes apparaissent le plus souvent. La proportion d'hommes avec un véritable déficit augmente avec l'âge, surtout après 60 et 70 ans.
Elle reste cependant minoritaire. Avec des critères stricts, symptômes et prise de sang à l'appui, la plupart des hommes de 70 ans n'ont pas d'andropause. Notre article sur la durée de l'andropause explique comment elle évolue ensuite.
Les symptômes de l'andropause selon l'âge
Les symptômes sont les mêmes quel que soit l'âge. Ce qui change, c'est leur fréquence et les autres causes possibles.
Troubles de l'érection et baisse du désir
Ce sont les signes les plus liés à la testostérone. Dans l'étude EMAS, trois symptômes sexuels étaient les plus associés à un taux bas : moins de pensées sexuelles, des érections matinales plus rares et des difficultés d'érection.
Ces troubles ne sont ni une fatalité, ni un sujet tabou. Après 50 ans, les troubles de l'érection sont fréquents et le plus souvent d'origine vasculaire. Un homme peut d'ailleurs avoir des troubles de l'érection et garder tout son désir, comme l'explique notre article sur le désir malgré les troubles de l'érection. À l'inverse, une absence de désir a souvent d'autres causes que les hormones.
Fatigue, sommeil et perte musculaire
Un déficit peut entraîner une fatigue persistante, un sommeil moins réparateur et une perte de force musculaire. Ces signes se confondent facilement avec les effets normaux de l'âge ou d'un rythme de vie chargé.
Prise de ventre et humeur
La graisse abdominale augmente, et elle fait elle-même baisser la testostérone. L'humeur peut aussi devenir plus basse, avec de l'irritabilité ou une baisse de motivation.
Notre article sur les symptômes de l'andropause les présente en détail.
Comment diagnostiquer une baisse de testostérone liée à l'âge ?
Évitez l'autodiagnostic. Les symptômes de l'andropause ressemblent à ceux du stress, d'une dépression, d'un problème de thyroïde ou d'un manque de sommeil.
Le diagnostic se fait en deux temps :
- l'évaluation des symptômes, par exemple avec le questionnaire ADAM, qui comporte dix questions sur le désir, les érections, l'énergie et l'humeur ;
- une prise de sang le matin, quand la testostérone est à son maximum, répétée pour confirmer le résultat.
Le médecin prescrit une prise de sang complète, qui permet aussi de chercher une cause. Notre article sur le taux de testostérone faible explique comment l'interpréter. Notre dossier sur le déficit en testostérone présente les traitements possibles.
Au-delà de l'âge : comment retrouver votre épanouissement ?
Une bonne hygiène de vie, à tout âge
C'est le premier levier, avant ou en complément de tout traitement. Il peut suffire à améliorer le taux de testostérone :
- dormir 7 à 8 heures par nuit ;
- bouger régulièrement, avec du renforcement musculaire ;
- perdre du ventre en cas de surpoids ;
- limiter l'alcool et arrêter le tabac ;
- manger varié, en limitant le sucre et les produits ultra-transformés.
Notre guide pour retrouver sa libido propose aussi des pistes pour le couple.
Méfiez-vous des « pilules miracles » et des « boosters de testostérone » vendus sur internet. Leur composition est souvent inconnue, et certains contiennent des médicaments non déclarés.
Kano.care : une prise en charge médicale sérieuse et discrète
Kano.care prépare, avec les centres partenaires AndroAct, un parcours dédié au déficit en testostérone. Il commencera par le questionnaire ADAM en ligne, puis une consultation avec un médecin. Ce parcours n'est pas encore ouvert : vous pouvez vous inscrire sur la liste d'attente pour être prévenu de son lancement.
Si les troubles de l'érection sont au premier plan, une consultation est déjà disponible. Vous remplissez un questionnaire médical en ligne, en quelques minutes et en toute confidentialité. Un médecin inscrit à l'Ordre, en France ou dans l'Union européenne, évalue votre situation. Si un traitement ayant fait ses preuves est adapté, il vous le prescrit. La consultation coûte 35 €, compte-rendu médical inclus. Démarrer votre évaluation médicale.
Plus de 6 000 hommes ont déjà été accompagnés par Kano.care. Dans notre rapport sur la dysfonction érectile 2025, 91 % des patients interrogés rapportaient une amélioration. Kano.care est certifié LegitScript, et vos données de santé sont stockées chez un hébergeur certifié HDS.
Questions fréquentes
Il n'y a pas d'âge fixe. La testostérone baisse doucement dès 40 ans, mais les symptômes apparaissent le plus souvent après 50 ans, et seulement chez une partie des hommes.
Un vrai déficit à 40 ans est inhabituel. Il a souvent une cause identifiable, comme un surpoids, un diabète, une apnée du sommeil ou un médicament. Il mérite un bilan médical.
Non. La ménopause est un arrêt brutal et universel. L'andropause est une baisse lente et partielle, qui ne touche pas tous les hommes et ne supprime pas la fertilité.
Le plus souvent, une baisse du désir, des érections matinales plus rares et une fatigue inhabituelle. Ces signes doivent durer pour évoquer un déficit.
En parler à un médecin. Ils sont fréquents, souvent d'origine vasculaire, et peuvent signaler un problème cardiovasculaire. Des traitements efficaces existent, après une évaluation médicale.
Dr Sam Ward
Urologue et andrologue, dirige le service d'urologie à la Clinique Saint-Jean de Bruxelles depuis octobre 2024. Membre du Comité exécutif de la Chaire UNESCO Santé sexuelle & Droits humains, membre du Bureau de la Société Francophone de Médecine Sexuelle (SFMS), cofondateur de Kano.care, spécialisé en santé masculine et médecine sexuelle.






